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France

La défense de Monaco sombre à Lyon

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Le schéma tactique de Thierry Henry se voulait innovant et sécurisé. Il n’a pas empêché la valise (3-0). Les Monégasques ont été submergés par les assauts lyonnais pendant 90 minutes, d’autant plus que l’exclusion de Golovin à la 46e n’a rien arrangé. Sur ce match, on notera le réveil de Youri Tielemans, malheureusement couplé à la léthargie de la défense et l’impuissance offensive d’un Falcao isolé. Les notes monégasques :

Best Munegu : Tielemans (6) : le milieu de terrain belge était ce soir le leader technique d’un navire qui a coulé. Impliqué en attaque et en défense, il a été le seul à conserver plus de cinq secondes le ballon, distribuant sur les ailes et organisant les replis défensifs. Sa motivation était visible sur les attaques lyonnaises, il a arraché et dévié plusieurs ballons dangereux. La fin de match a été pour lui symbolique de l’ASM : fantomatique, imprécis, las. Il progresse depuis sa prestation mitigée contre Amiens, mais reste encore juste.

Falcao (4) : Encore une fois très esseulé par le schéma tactique de Thierry Henry, le Colombien a tenté en vain d’apporter son impact physique en première période. Mais ni Golovin ni Chadli ne l’ont aidé. Il sort de son match en seconde mi-temps, usé, démotivé, nerveux surtout. Avec l’entrée de Sylla, il tente quelques une-deux, sans conséquence.

Chadli (3,5) : Insuffisant, à la limite de l’inconsistance. Le milieu belge n’a aucun réel apport alors qu’il pourrait être l’homme-clé pour adresser de belles passes à Falcao. Mis à part sa remontée de balle avec Heinrichs côté gauche, Chadli a été désespéramment absent lorsqu’on avait besoin de lui. Même dans le pressing défensif, où il aurait pu racheter son manque d’implication, on ne l’a pas vu.

Golovin (4) : Tout d’abord très remuant, le prodige russe a su apporter vitesse et détermination dans les phases offensives. Il a bien servi de relais pour donner de la transversalité au jeu monégasque. Un léger manque de repli, d’agressivité à la perte de balle, mais une première mi-temps respectable. Par malheur, son vilain geste dès le retour des vestiaires sur Fekir lui cause une expulsion mettant en péril l’équipe.

Pelé (4,5) : Plutôt correct en début de match, il a servi aux côtés de Tielemans de premier pare-feu défensif. Un travail de l’ombre qui n’est pas sans rappeler celui de Moutinho, à l’époque, souvent critiqué mais toujours bosseur. Cependant, Pelé est vite tombé dans la fatigue physique et le manque de lucidité. Il n’a pas eu le rôle de rampe de lancement qui lui allait si bien contre Amiens.

Heinrichs (2,5) : Littéralement asphyxié par les déboulés de Tete et Traoré, l’ailier gauche de Monaco n’a jamais su réagir. Les deux derniers buts viennent de son aile. Trop fragile dans les duels physiques, étonnamment lent, il a sombré, causant du tracas aux défenseurs centraux. Son apport offensif est, forcément, moyen. Un match à vite oublier. Le schéma d’Henry est-il responsable de sa déroute ?…

Raggi (4) : Animé d’une trop grande motivation en début de rencontre, le briscard a tué deux attaques monégasques dans l’œuf par des passes mal ajustées. La suite n’est guère plus belle pour lui : il laisse trop d’espace à Mendy et Aouar. Malgré tout, sa malice et sa hargne l’aident plus ou moins dans certains cas, face au redoutable Depay. Il n’a rien fait pour sauver la défense du naufrage, mais il n’en est pas le seul responsable.

Jemerson (3) : Les matchs se suivent et se ressemblent pour le défenseur brésilien. La réalité doit sauter aux yeux du coach : il n’a pas le niveau de la Ligue1. Jemerson est fautif sur les trois buts, par son mauvais placement,sa passivité, son attentisme. Sur les autres actions, il s’est caractérisé par une maladresse récurrente et une certaine lourdeur.

Badiashile (3,5) : Le jeune concurrent de Jemerson, titularisé dans une défense à cinq, a fait la boulette qu’il ne fallait pas faire. Sur la passe en profondeur de Denayer pour Tete, le joueur de 17 ans n’a pas eu la rigueur qu’il devait avoir. Le reste de son match est déterminé par un certain manque de confiance. Tout n’est pas à jeter, mais à améliorer.

Glik (5) : Difficile de juger les performances du roc polonais, puisqu’à chaque match, il est plutôt mal entouré. Ce soir, Glik a fait montre d’expérience et du poil de rigueur qui manque, mais cette qualité s’est estompée à mesure que les assauts lyonnais se répétaient. Plusieurs fois sauveur, on l’a aussi vu dépassé, mal positionné. Un match en dents de scie qui mérite tout de même la moyenne.

Benaglio (6) : Sans Benaglio,c’est 5-0. Du moins c’est valise. Le portier suisse a sorti deux ou trois parades de classe, face à Traoré ou encore Aouar. Très vif,il a sorti l’arrêt du mois sur une splendide tête plongeante de Denayer, sur sa ligne, avant d’effectuer une seconde parade dans la foulée. Il abuse un peu des relances courtes, alors que sa défense manque de confiance ; mais comment le blâmer : Falcao est seul !


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