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L’arbitrage au football : quelques éclaircies

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Dans un match de football, il y a les joueurs et les entraîneurs pour créer un spectacle devant un public. De plus, un arbitre doit être présent afin de bien gérer le déroulement de la rencontre. Son rôle est prépondérant parce qu’il symbolise toutes les règles de ce sport en les appliquant avant, pendant et même après le match. La plupart des personnes ne connaissent pas vraiment le fonctionnement de l’arbitrage alors que le football est largement connu à travers le monde. Avec un peu pédagogie, découvrez la notion d’arbitrage dans le football.

Crédit Photo : Franck Fife AFP

Dans l’absolu, l’arbitre est le maître du jeu

L’arbitre de football se présente comme un homme d’autorité en charge de la direction d’une rencontre. Sous l’égide de la Loi 5 du jeu, il doit faire respecter les règles afin de veiller à la régularité du match. Contrairement à un juge, l’arbitre prend sa décision à l’instantanée en sifflant un fait qui pourrait transgresser une règle du football. Mais également, il se différencie du juge grâce à une mobilité élargie pour être au cœur du jeu et suivre une action de près. Celui-ci possède un grand champ de vision dû à ses déplacements et ceux de ses assistants.

Le déplacement du corps arbitral

Pour sanctionner le comportement d’un joueur par rapport à une action de jeu, le corps arbitral doit avoir une mobilité particulière sur le terrain. L’arbitre central applique le principe de la diagonale pour se déplacer sur terrain. Cela permet à l’arbitre d’avoir un champ de vision optimal afin d’intervenir sur des éventuelles fautes pendant le jeu. Néanmoins, il doit parfaitement se positionner pour ne pas gêner à la fluidité du jeu. Bien qu’il ait un champ de vison large, il ne peut pas tout voir, alors, il est assisté en permanence par des deux arbitres de touche.

Source Schéma d’Hervé Nourry dans la Fiche Conseil- Techniques d’arbitrage : Evolution de l’arbitre sur le terrain.

Les deux arbitres assistants, qui doivent être encadrés par la Loi 6 du jeu, se positionnent chacun sur un côté du terrain et se déplacent sur toute la ligne de touche afin intervenir lorsque le ballon est totalement hors du terrain. Ainsi, ils doivent toujours être dans l’axe de l’avant-dernier défenseur pour signaler un éventuel hors-jeu actif. Comme l’arbitre, ses assistants veillent au bon fonctionnement de la rencontre, surtout, en dehors du terrain comme les changements de joueurs ou la vérification des équipements. Malgré une aide non-négligeable, ils n’ont pas le pouvoir de prendre une décision. 

Ses assistants le soutiennent mais ne décident pas.

L’arbitre de la rencontre aura toujours le dernier mot si ses assistants remarquent des fautes. Lorsque les assistants signalent une faute en levant leur drapeau, l’arbitre centrale peut siffler à son âme et conscience s’il pense qu’il y a une transgression des règles du jeu. Prenons l’exemple du match de Lyon-Nice (3-0) en Ligue 1 lors de la saison 2012-2013. Sur le deuxième but de l’Olympique Lyonnais, l’arbitre assistant lève son drapeau parce qu’un joueur lyonnais est hors-jeu. Cependant, l’arbitre central déjuge à raison son assistant puisque ce joueur est passif. Il n’a donc pas une influence directe dans l’action. Dans ce cas de figure, la décision implique l’application des règles strictes du jeu mais aussi le jugement personnel. 

La décision de l’arbitre est liée à l’interprétation d’une action

Dans l’arbitrage, il y a l’application de la règle du jeu et son interprétation pour signaler et juger une faute lors d’une action. Dans certaines situations de jeu (faute de main, simulation, les duels aériens, etc..) dans lesquelles résident un doute, l’interprétation de l’arbitre est mise en avant pour siffler ou non une faute. Au football, les actions créant le plus de débats, sont les histoires de main. Auparavant, l’arbitre devait siffler une faute lorsqu’un joueur de champ touche le ballon avec sa “main” (de la main jusqu’à l’épaule). Maintenant, il siffle une faute de main si le joueur intercepte volontairement le ballon (même si la main est collée au corps) selon son interprétation par rapport à l’action. Cependant, sur ce genre de situation de jeu, l’arbitre a des fortes difficultés à prendre la bonne décision à cause d’une mauvaise visibilité, de la malice de certains joueurs pour le tromper ou simplement une interprétation de l’action erronée. Ses erreurs peuvent avoir une influence importante sur le score d’un match. De ce fait, on a désormais introduit une aide technologique afin de réduire les erreurs de l’arbitre. 

L’utilisation de l’arbitrage vidéo ou de la VAR.

Crédit Photo : Reuters

Il faudra toujours partir du postulat que cette technologie ne remplace pas l’humain, elle est juste une aide pour prendre la bonne décision. À l’instar du football américain ou du rugby, le football adopte l’arbitrage vidéo pour avoir une sorte d’“équité” et de “justice” lors d’une rencontre en diminuant les fautes de jugements de l’arbitre. Le maître du jeu demande l’arbitrage vidéo sous certaines conditions. 

Effectivement, il fait appel aux deux assistants-vidéo lors de quatre cas prévus dans les Lois du Jeu de la VAR : après un but marqué, en cas de penalty, l’attribution d’un carton rouge et la confirmation du joueur ait commis une faute. Ainsi, il peut prendre une décision à l’aide de l’avis des deux assistants-vidéo ou du visionnage de l’action concernée grâce à un écran (souvent vue au ralenti).

Toutefois, la VAR n’est pas une technologie infaillible comme on a pu le voir sur le match Nantes-Rennes (0-1), le week-end dernier. Avec ou sans vidéo, l’arbitrage en football sera toujours sujet de nombreux débats et déclenchera de futures polémiques. 

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