Suivez-nous sur les réseaux !

Eredivisie (Pays-Bas)

Paris-Rotterdam : récit d’un séjour rouge et blanc

Maxime Dray

Publié

le

Ce weekend, sous les couleurs de Feyenoord Rotterdam, l’icône du football néerlandais Robin van Persie mettait un terme à sa carrière de footballeur après 18 ans passés sur les terrains. Étant très attaché à cette formation néerlandaise, je ne pouvais donc manquer cet événement, dans un stade mythique rempli de ferveur.

460km mêlant passion, détermination, envie et… football. Le délire d’un amoureux du ballon rond !

Quand on porte le football dans son cœur…
La joie des joueurs de Feyenoord le 8 mai 2002, vainqueurs de la Coupe de l’UEFA face au Borussia Dortmund (3-2).
Crédit photo : ad.nl

Cela ressemble à une histoire d’amour. Oui, un amour pour le football. Depuis longtemps, mon rêve a toujours été d’aller voir un match dans l’enceinte historique de Rotterdam, De Kuip (La Bassine en français), stade où l’Equipe de France fut sacrée championne d’Europe en 2000 face à l’Italie. Admirateur de Feyenoord pour son histoire, ses joueurs emblématiques et le fanatisme des supporters, je me suis dit qu’il était temps d’aller faire un tour à Rotterdam pour vivre un moment unique. Début février, direction le site internet du club pour commander mon billet. Rendez-vous le 12 mai à 14h30 à De Kuip pour la dernière rencontre à domicile du championnat face à Ado La Haye.

Evidemment, en prenant ce billet, j’avais ma petite idée derrière la tête. Alors que Robin van Persie, revenu à Feyenoord début 2018 en provenance du Fenerbahçe, avait indiqué au début de la saison qu’il comptait mettre un terme à sa carrière à la fin de l’année, il était évident que ses adieux devant son public allaient avoir lieu ce fameux 12 mai. Bingo ! J’allais assister à un événement historique.

Que dire du trajet… Le voyage en car fut long jusqu’à Rotterdam (bon, il est vrai que j’aurais pu prendre l’avion). Eh oui, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour assister à un match de football… Parti de Paris samedi vers 18h45 pour arriver dans la ville portuaire dimanche matin en début de matinée (je vous épargne la correspondance à Anvers dans la nuit de samedi à dimanche), j’avais quelques heures devant moi pour visiter la deuxième plus grande ville des Pays-Bas avant de me rendre dans le De Voetbaltempel (Le Temple de football, surnom donné au stade). Une ville très active que je conseille à toutes et à tous.

Arrive alors le moment de me diriger vers l’enceinte, dans le quartier de De Veranda, à 1h30 de marche du centre ville de Rotterdam. On a travaillé les mollets !

Bedankt Robin !

13h30, me voilà arriver à destination. Et quel stade ! 51 577 places et une architecture impressionnante. Enceinte remplie de fond en comble emmenée par une ambiance de folie, tout le public rouge et blanc attendait avec impatience l’entrée d’un seul et unique joueur, M.Robin van Persie.

Quel joueur… Meilleur buteur de l’histoire des Pays-Bas (50 buts en 102 sélections), l’ancien joueur des Gunners et des Red Devils allait fouler une dernière fois la pelouse de De Kuip, là où il fut vainqueur de la Coupe de l’UEFA en 2002 face au Borussia Dortmund, alors qu’il était à peine âgé de 18 ans. Un premier trophée dans sa carrière professionnelle qui le propulsera au top niveau les années suivantes, avec d’autres titres ajoutés à son palmarès : une Coupe d’Angleterre (2005) avec Arsenal, et une Premier League (2013) et une Community Shield (2013) avec Manchester United, sans oublier la Coupe des Pays-Bas (2018) et la Supercoupe des Pays-Bas (2018) remportées lors de son retour à Feyenoord.

Face à Ado La Haye, 10e au classement du championnat, Feyenoord n’avait plus rien à jouer en cette fin de saison, classé 3e derrière l’Ajax et le PSV et qualifié pour les tours préliminaires de l’Europa League la saison prochaine. L’objectif de cette rencontre : faire honneur à l’enfant du club Robin van Persie et à l’ancien joueur emblématique de la formation néerlandaise Giovanni van Bronckhorst, actuel technicien du club depuis 2015 qui a annoncé son départ du banc d’entraîneur à la fin de la saison.

Dominateur lors du début de la rencontre, Feyenoord ne parviendra pas à trouver le chemin des filets malgré les nombreuses tentatives. Robin van Persie manquera le cadre de justesse à deux reprises, dont une tête sur le poteau. Mais avant la mi-temps, Ado La Haye ouvrira le score grâce à un but d’Erik Falkenburg à la 42e minute. En deuxième période, peu inspirés dans le jeu, les joueurs de Giovanni van Bronckhorst n’arriveront pas à renverser la tendance. Les jaunes et verts d’Ado La Haye inscriront d’ailleurs un deuxième but à la 58e minute grâce à Sheraldo Becker, ce qui provoquera la colère des supporters, venus en nombre pour assister à un tout autre scénario en l’honneur de deux symboles du club.

Crédit photo : tellerreport.com

Malgré le mauvais résultat, tout le public se lèvera dans les derniers instants de la rencontre pour accompagner la sortie de Robin van Persie, acclamé par tout un peuple et escorté par une haie d’honneur formée par les joueurs des deux équipes. Passé tout près d’un titre de champion d’Europe en 2006 avec Arsenal, battu par le FC Barcelone en finale de Ligue des Champions (2-1) et d’un titre de champion du monde quatre ans plus tard face à l’Espagne en Afrique du Sud (1-0), l’homme de 35 ans aura quand bien même marqué l’histoire du football néerlandais et européen. Les adieux d’un héros, la fin d’une belle époque…

Frisson garantie !

Un séjour gravé en mémoire à jamais. Merci Rotterdam, merci Feyenoord et merci Robin ! Tot ziens !

Crédit photo : besthqwallpapers.com